Si tu éprouves le désir d'écrire et nul autre que l'esprit n'en détient le secret, tu dois maitriser connaissance et magie -la connaissance des mots et leur mélodie, l'art d'être sans fard -et la magie d'aimer ceux qui te lisent (Khalil Gibran)
"On a vu souvent rejaillir le feu des anciens volcans qu'on croyait éteints" -Jacques Brel, "Ne me quitte pas"
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2 juillet (13heures)
Trois heures. La conversation avec Matt au téléphone a duré trois heures.
(…)
Bon, bref ! J’ai roulé… roulé sur la RN11 de la Rochelle jusqu’à la sortie à Mauzé sur le Mignon en direction du marais poitevin. Je me suis fait flashée au dessus de 110, mais je m’en fiche, car au moins je suis arrivée à temps pour réceptionner le deuxième appel de Matt, pile à l’instant où j’ouvrais la porte de la maison de Violette.
(…)
Et trois heures comme ça, le phone coincée entre l’oreille et l’épaule, j’ai écouté Matt, dans un premier temps en faisant les cent pas sans but dans le clair obscur de la pièce principale ; ensuite accroupie devant la cheminée, déplaçant le petit bois, puis tour à tour soufflant fort sur les braises pour attiser les flammes.
Oui, on a beau être dans les premiers jours de juillet, j’ai allumé un feu parce que j’avais froid. Avec leurs murs de pierres épaisses, les maisons du marais sont fraiches en été. Et celle de Violette restée longtemps fermée, je la sentais remplie de cette humidité qui me pénétrait des os jusqu’à la moelle.
Je surveillais donc le feu pour qu’il ne s’éteigne pas, quand j’ai reçu l’avertissement de mon portable : « batterie faible ». J’ai prévenu Matt :
-On va-t-être coupé, mon phone est déchargé.
(…)
Voilà, il n’était même pas neuf heures quand (…) Et presque onze moins le quart, lorsqu’on s’est quitté sur cette promesse de (…) Et maintenant, il n’est pas loin de quatorze heures ; je devrais sauter de joie avec la bombonne de5 litresd’eau fraiche que j’ai trouvée dans le frigo de Violette. Mais non, même pas ! Parce que quelque part, je me sens triste. Pourtant dehors, la journée est belle (…) C’est juste que je ne sais pas ce qui me rend le plus triste, au fond : ne plus entendre la voix de Matt qui me manque déjà ? Ou parce qu’Aymeric n’a pas répondu à mon SMS d’hier ?
EXTRAITS (avec coupures) de”Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne”, mon 3e roman à paraitre.
Ciel bleu à peine nuageux, soleil radieux, il a fait super beau today, dans le marais. Même temps presque chaud, qu’à Central Park, il y a deux ans jour pour jour, avec juste un vent léger qui promenait dans l’air les effluves de mon parfum… L’Instant de Guerlain… J’ai fermé les yeux, une fraction de seconde. Et le souvenir est revenu me chatouiller les narines, en tempo avec le clapotis de l’eau… Ce n’est plus des ragondins que je voyais, mais des écureuils… Il n’y a jamais de pourquoi à un souvenir. Il arrive comme ça dans les effluves d’un parfum, et parfois sur des notes de musique avec les paroles de cette chanson qu’on s’interdit d’écouter. Remember when…
La 6e gagnante est Marie Line R qui va recevoir un exemplaire dédicacé de “Le T-shirt blanc Meetoc réel”. Oui, même sil est s’est un tit peu trompée à la 5e question, puisque c’est Matt qui a rappelé Lally… BRAVO Marie-Line R !!!
Dire que ça envoie, c’est peu dire ! Une explosion d’émotions !
SOlène, à A...... ma muse au masculin
Avoir toujours été celle que je suis et être si différente de celle que j’étais
Samuel Becket
Je reviens de loin, j’reviens d’hier, d’il y a longtemps…
J’ai traversé des déserts et des tempêtes de silence…
J’ai erré jusqu’au bout de mon rêve, comme une âme perdue dans la lumière du noir…
Je reviens de loin, j’reviens d’hier, de ces petits matins gris qu’on défend secrètement, avec le chagrin qu’ils soient sans lendemain…
Quand de ces jours interminables de brouillard… de ces brumes impénétrables, les mots ne sortent plus, on est là, indéfiniment seul, avec un étau dans la poitrine, une boule dans la gorge, et surtout ce besoin de comprendre pourquoi-comment, on en est arrivé là… face à ce mur de silence à la fois cruel et méprisant.
Certains hommes sont si lâches, parfois, qu’ils préfèrent garder comme un arrière-goût de violon dans la bouche. Nul n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Alors nos larmes n’ont plus qu’à se consoler toutes seules. Et l’on a plus d’autres choix que de répondre nous aussi, par le silence… Ou plutôt par des hurlements silencieux venus du plus profond de notre nuit sans étoiles….
SOlène
EXTRAIT de “Jardin secret”, recueil de textes courts
Cupidon est avant tout un petit régisseur de théatre -Friedrrich Niesche
(Les extraits de “Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne” contenus dans ce post ont été supprimés)
« A quel instant « pas maintenant » se transforme en jamais ». Douglas Kennedy, Cet instant-là
Des lieux de paix, des îles de bonheur, je m’abandonne aux songes.
F-R Chateaubriand, Poème de la mer.
Pour visionner cette vidéo, il est préférable d’attendre que la musique du blog soit terminée…
A l’instar de Rhiannon- Malika, Corinne, Grégory, Pacou et Jeannine, la première personne qui répondra aux questions de 1 à 5 dans la vidéo ci-dessous recevra un exemplaire gratuit dédicacé de “Le T-shirt blanc, Meetoc réel”. Vous l’avez déjà ? Et alors ? Comme Sylvette, vous pouvez le gagner pour un (e) ami (e) et le lui offrir.
sur “Is There Love In Space”, un de mes préférés solos de Joe Satriani…
Maintenant, je suis sur une autoroute, par une nuit aussi froide et sombre que le sont les nuits d’hiver ici. Maintenant, je suis sur un vaisseau solitaire qui fait cap au Nord. Maintenant, je suis seul.
(…)
L’amour est sans cesse la quête fondamentale, car que signifie une route sans destination concrète ?
(…)
Petra Meine Petra.
Serai-je à jamais hanté par elle ? Chaque route du monde que j’emprunte continuera-t-elle à réverbérer ces six syllabes ? Parce que j’avais trouvé ce que nous tous nous cherchons, et puisque je l’ai perdu.
(…)
Et au milieu de toutes ces forces discordantes, il y a aussi l’instant.
L’instant qui peut tout bouleverser ou ne rien changer.
(…)
Peut-on vraiment échapper à l’instant ?
EXTRAIT DE « Cet instant-là », le dernier Douglas Kennedy, un de mes auteurs préférés (de lui, j’ai lu « L’homme qui voulait vivre sa vie », « A la poursuite du bonheur », « Les charmes discrets de la vie conjugale », « La femme du Ve », « Piège nuptial » et « Quitter lemonde »).
Celui-ci, le dernier, commence ainsi : J’ai reçu les papiers du divorce ce matin. J’ai connu de meilleures façons de commencer la journée. Même si je m’y attendais, les tenir entre mes mains a été incontestablement un choc : leur arrivée annonçait le début de la fin.
Vous le commencez, et ne le lâchez plus ! C’est un roman d’idées –ce que j’aime par-dessus tout chez Kennedy, et qui parle du temps qui passe, de l’instant qui s’enfuie… Il pose aussi certaines questions : pourquoi, quand, comment on tombe amoureux ; et pourquoi laisse-t-on passer l’instant qui peut faire basculer notre vie…
Bon, je suis plongée dedans ! Et je ne me suis jamais sentie aussi proche de son personnage masculin, Thomas Nesbitt, écrivain new-yorkais qui prend la fuite dès que quelqu’un l’aime… Tiens donc ! Comme c’est étrange ce qu’il me rappelle quelqu’un que je connais bien !!! Cela dit aucun rapport car le plus gros de l’histoire se passe à Berlin en pleine guerre froide…
Mais quand même, question que je me pose : lorsqu’on s’aime, est-ce qu’on ne construit pas un mur entre nous ???
La nature n’aime rien tant que changer ce qui est ; pour le remplacer par ce qui lui ressemble – Marc Aurèle (né à Rome en 121, décédé à Vienne en 180)
L’amour ne se guérit que par l’amour –Pétrarque, Dialogues avec Saint Augustin
(Les extraits de ce chapitre de “Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne” ont été supprimés)
-Notre douce existence est relative et collective, et NOTRE VRAI MOI n’est pas entièrement en nous. ENFIN TEL EST LA CONSTITUTION DE L’HOMME qu’on y parvient à bien jouir de soi sans le concours d’autrui.
Louis-Ferdinand dit:
-Et puis quand on commence à se cacher des autres, c’est signe qu’on a peur de s’amuser avec eux. C’est une maladie en soi. IL FAUDRAIT SAVOIR POURQUOI, on s’entête à ne pas vouloir guérir de la solitude.
-Je ne sais pas ce que tu en penses, toi, Angel, mais la première question que je me pose, en lisant nos illustres invités, c’est: que serions nous sans les autres? Si on regarde les choses en face, l’être humain est un animal social doté d’empathie … l’empathie, qu’est-ce que c’est? de “en” dedans et “pathie” de sympathie. En terme psy, c’est la faculté de s’idendifier à autrui, de ressentir ce qu’il ressent. Rousseau ,lui-même, part du principe que l’homme nait naturellement bon. Et c’est vrai, dans la majorité des cas: l’entraide et la solidarité sont au coeur de notre identité; c’est ce qui a permi à l’humanité non seulement de survrivre, mais également d’évouluer.
-Oui d’accord, Solène. Mais tout ça, c’est de la prise de tête pour les blablablogueurs. On avait dit qu’aujourd’hui, on parlerait de L’AMOUR D’AUTRUI et de L’AMITIE.
-Mais j’y arrive, ma belle! Je voulais justement prendre notre exemple à nous, “les meufs du Neuf Trois”, comme dirait la Zouzou. Nous la p’tite bande de nanas des Acacias, qui sommes nées et avons grandi, dans une de ces cités que l’empereur Naboléon voulait nettoyer au karcher … Qu’est-ce qui a fait que, non seulement, nous nous en sommes sorties-et haut la main!, mais qu’on continue à avancer ensemble?
-On s’est toujours serré les coudes. Si l’une trébuchait, on la retenait; si elle tombait, on la relevait. Quand elle pleurait, on pleurait avec elle. Et ça finissait à chaque fois pareil, par des fous rires incontrolables. On apprenait des unes et des autres. On se transmettait tout ce qu’on savait. On partageait tout, en fait.
-Et c’est de mise encore aujourd’hui. Car qu’est-ce qui nous booste autant, sinon notre AMITIE?
-Et celle de nos amis les blablablogueurs, sans lesquels le blablablog n’aurait plus lieu d’être.
-Exactement! Et donc, L’AMITIE est un super carburant qui nous fait évoluer, aller de l’avant … des fois même dépasser nos peurs et nos angoisses … et vaincre nos propres démons. En tout cas, moi, je crois sincèrement que l’homme n’est pas un loup pour l’homme. Sorry monsieur Zouzou et mame Coyote! S’peut que vous vous trompiez. L’individualisme forcené, la loi de la jungle, cette lutte féroce au sein des espèces animales, tout ça, va dans le sens contraire “du coeur humain”. Alors “L’Enfer c’est les autres”? Désolée monsieur le philosophe, de vous contredire,mais pour nous ici, sur le Blablablog, les autres, c’est le paradis!
Les deux phrases les pires au monde sont : « Il faut que je te parle » et « j’aimerais qu’on reste amis ». Le plus drôle est qu’elles arrivent toujours au résultat contraire, et cassent aussi bien la conversation que l’amitié.
Frédéric Beigbeder –Mémoires d’un jeune homme dérangé.
(…)
arrivé à un moment, on est plus à une connerie près, et comparé aux nombres d’atomes dans la galaxie d’Andromède, ça reste des unités aussi infimes que la longueur de Planck » Bref, tout ce baragoin (faussement scientifique) à trois Euros douze, c’était pour dire que, la physique a beau expliquer (presque) tout, je reste à ce jour encore, un des derniers mystères, sur cette bonne vieille planète.
A moins que… “La théorie du tout” connerie, ça joue -hein, des fois, on sait pas.
Mais il y a au moins une chose dont je suis sûre aujourd’hui, c’est que sur cette planète, il y a un homme que j’aurais suivi au bout du monde (Matt), et un autre au quel j’ai lâché la main, au bout de ma rue (Aymeric)…
EXTRAIT de “Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne”
Et c’est comme ça que tu te réveilles un beau matin, le jour de la Saint Antoine de Padoue qui perd tout, et qui retrouve tout… Saint Antoine, redonnez-moi l’envie de raconter des histoires. C’est fou comme on redevient croyant dans ces moments là, de désespoir… Sans lui, l’homme de ma vie que j’ai choisi d’oublier, je n’ai plus de refuge, j’ai tout perdu… chialé tout mon saoul, rien avalé de solide depuis trois jours et trois nuits…Mais… t’es qui, t’es qui, toi, exactement, pour me donner des leçons ? Fille de papier, tout petit grain de sable de rien du tout, sur un bout de plage, il y a longtemps que tu es sortie de la ronde, et que tu vis d’eau de pluie. Et puis, tu vomis les mots comme l’inexorable, loin des bruits du monde. En voilà des façons !Mais puisque des doigts sur un clavier t’ont donné le droit de pleuvoir comme un déluge sur la mer, j’boirai la coupe avec toi jusqu’à la lie, sans subterfuge, de la première jusqu’à la dernière page. En attendant gronde l’orage, mais toi, « Sois sage ô ma douleur ».
"Comment te dire ce que je peux sentir, un océan de mots dans lequel je me noie"
« Seule, perdue dans l’histoire de ( … ) entre dune et sablon, océan et nuages, j’aime ce mélange intime et diffus de sable et de sel, d’embruns et de larmes qui permet à l’imaginaire de se lâcher… L’île de (…) , il y a pire destination pour échouer dans l’exil »…
(C’était… c’était… en avril 2010 !!! )
« Tu es une grande sentimentale, toi ! Mais comme ça au moins, ça m’évitera à l’avenir de faire des plans sur notre relation ».
Et c’est sur ces mots qu’ (…) vient de me raccrocher au nez. Euh, je me rends parfaitement compte qu’à l’écrit, il manque à la première phrase toute sa dimension sarcastique. Comment dire, ou plutôt par quoi commencer ?
EXTRAIT de »Bétail intime, journal d’une conne qui se soigne »
J’OFFRE un exemplaire dédicacé de “Le T-shirt blanc, Meetoc réel” à la première personne qui répondra aux questions (dans l’ordre de 1 à 5) de cette vidéo (“Love is the seventh wave)… C’est hyper facile, vous avez les réponses dans les articles ci-dessous de cette page d’accueil !!!
« Mais qu’est-ce qu’elle attend pour aller vers lui ? De son poste d’observation, cachée derrière le tronc d’arbre, elle l’étudie à loisir. T-shirt blanc immaculé sous une vieille veste qui a fait son temps… »
Sohanne, une jeune femme un peu perdue, débarque dans une petite ville du Massif Central, avec l’idée de rencontrer, en vrai, le monsieur qui fait battre son coeur et qu’elle ne connait que virtuellement. Dix jours plus tard, le corps d’une femme assassinée est retrouvé en montagne. Hasard ou destins croisés ? Une histoire d’amour hors normes, à la limite de la psychose et du paranormal.
Solène Vosse s’impose comme la figure d’une nouvelle génèration d’écrivains, avec ce polar au style audacieux, inspiré du slam. Elle a été finaliste du Prix du Premier roman en ligne pour L’orage ou la flûte, publié aux Editions Le Manuscrit.
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rencontres virtuelles ? rêve, vérité, vertu ?, 8 septembre 2009
Après avoir brodé sur un blog dans son premier ouvrage, L’Orage Ou la Flûte, Solène Vosse explore les dangers et les richesses des rencontres sur le net. Elle dit avoir écrit ceroman-ci avec l’aide d’une deuxième paire de mains, mais reste fidèle à son style à la fois sautillant et expressif ; composé à partir des points de vue successifs des divers personnages, c’est fin de psychologie, et on se laisse prendre à la peur ou à l’émotion. L’intrigue n’est pas téléphonée, c’est le cas de le dire… vous vous laisserez surprendre, et c’est agréable
ONCE UPON A TIME… Il était une fois une fille qui, à force de trop regarder la série américaine Sex and the city, avait fini par se prendre pour Carrie Bradshaw. Oh, très inconsciemment, bien sûr ! Et en toute modestie une Carrie des marais poitevins, autrement dit en version frenchie. Oui mais n’empêche qu’elle créa un blog very made in France incroyablement vivant, « L’orage ou la flûte, (le fameux) blablablog.com », devenu depuis un roman à part entière, avec lequel elle a été Finaliste du Prix du premier roman en ligne. Car il se trouve que cette fille qui avait toujours voulu écrire et écrivait depuis toujours, savait écrire –Ouf. Et même que ça décapait avec des records de 300 à 600 commentaires (voire plus) par billet publié.
Ce blog, c’est ici, vous y êtes*. Et cette fille, c’est moi, Solène qui vous souhaite la bienvenue dans mon univers. Aussi, comme nous sommes 4 (ni flûtes ni soumises) avec Sandrine, Sophie et Angélique, (voire même 5 avec Melissa, la petite dernière) et unies comme les 5 doigts de la main, j’ai tout bien expliqué dans la vidéo (voir en marge à droite « mes vidéos préférées ») « SMALL PART OFME » (mise régulièrement à jour en fonction del’actualité et des goûts du moment), afin d’éviter l’amalgame et toute méprise. Surtout sur Facebook où les choses qui sont pourtant simples pour la plupart, ne le sont pas, mais alors pas du tout pour certains ! Ce qui, comme vous pouvez l’imaginer, crée parfois des désagréments et quiproquos en tout genre, dont on se passerait volontiers.
Voilà, j’espère avoir été claire. Merci à tous encore une fois pour l’intérêt que vous portez à mes écrits et pour votre fidélité. Je vous embrasse et je vous dis à très bientôt !